PROJETS EN COURS

Il est signalé plus haut que l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie a pour mission principale de promouvoir et d’entreprendre les études et les travaux d’aménagement des trois bassins versants des fleuves Gambie, Kayanga-Geba et Koliba-Corubal.

 

L’adoption et la mise en œuvre du programme d’activités minimales par le 8ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement, tenu à Conakry (Guinée) le 30 janvier 1991, a permis d’élaborer le Schéma Directeur d’Aménagement du bassin versant du fleuve Gambie et de sélectionner trois projets de coopération et d’intégration sous-régionales dans les secteurs stratégiques. Ce sont :

 

1  le Projet de mise en valeur et de gestion des ressources naturelles (PMVGRN) ;

2- le Projet Énergie ;

3- le Projet de gestion intégrée des Ressources en eau dans le bassin versant du fleuve Kayanga-Géba (PGIRE K-G).

 

Le Projet de mise en valeur et de gestion des Ressources naturelles (PMVGRN) a été réalisé entre 2005 et 2012. Il a permis d’améliorer durablement les conditions de vie des populations dans la zone du Projet par la réalisation d’infrastructures de base : pistes rurales (117 km), hydraulique villageoise (98 forages) et pastorale (97 puits), châteaux d’eau avec pompes solaires (4) et mise en place de systèmes de crédit autogérés en faveur des populations démunies.

 

Le Programme de développement énergétique de l’OMVG comprend l’aménagement de deux centrales hydroélectriques l’une à Sambangalou au Sénégal, d’une puissance installée de 128 MW, et l’autre, à Kaléta en Guinée, d’une puissance installée de 240 MW, et la construction d’une ligne d’interconnexion de transport d’énergie pour les réseaux électriques des quatre pays membres de l’Organisation pour une longueur totale 1 677 km.  La production annuelle totale d’énergie par les deux centrales sera de l’ordre de 1 348 Gwh dont 946 par Kaléta.

Sites des barrages hydroélectriques

et ligne d’interconnexion

 

 

Source : Haut Commissariat de l’OMVG

 

La vocation principale du Projet Énergie est de fournir une énergie renouvelable et à bas coût aux quatre pays membres de l’OMVG. Ceci améliorera le bien-être des populations locales et favorisera le développement économique de cette sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Le projet permettra également de réduire de façon appréciable la consommation de pétrole nécessitée par les centrales thermiques préservant ainsi l’environnement et renforçant par la même occasion l’indépendance énergétique des pays.

 

Sur le plan sous-régionale, la réalisation du Projet Énergie de l’OMVG est justifiée par les résultats positifs des études financées par la BAD; à savoir les études de préfaisabilité (1994-1996), les études de faisabilité (2002-2004) et les études APD/DAO (2005-2007). Ce projet s'inscrit dans la stratégie commune d'aménagement des bassins des cours d'eau sous juridiction de l'O.M.V.G. Cette stratégie vise la réalisation des projets d'infrastructures énergétiques qui vont permettre de rendre effective l'intégration sous-régionale par la mise en commun des moyens de production et de transport d'énergie électrique des pays membres qui souffrent actuellement d'un déficit énergétique important.

 

A cet égard, la réalisation de ces ouvrages va favoriser :

 

  1. l'intégration régionale par l'interconnexion des réseaux électriques et de télécommunication des pays membres ;

  2. l'accroissement des taux d'accès aux services modernes d'électricité et de télécommunication ;

  3. les échanges d'énergie électrique entre les pays membres à travers le marché d'énergie électrique qui sera ainsi créé ;

  4. la fiabilisation et la sécurisation de l'approvisionnement en énergie électrique des pays membres ;

  5. la baisse des coûts de production et des tarifs pratiqués grâce au partage des réserves et aux économies d'échelle et par conséquent, l'accroissement de la compétitivité des entreprises et de l'économie des pays de l'OMVG ;

  6. la mise en commun des ressources énergétiques, notamment hydroélectriques abondantes et inégalement réparties entre les pays membres ;

  7. l'augmentation des terres arables en Gambie et la pratique de l'agriculture irriguée dans le bassin aval du fleuve Gambie grâce à une plus grande disponibilité de l'eau (réservoir de Sambangalou) ;

  8. la création des pôles de développement régionaux en profitant des avantages induits par le désenclavement de certaines zones de production grâce aux routes d'accès, à la disponibilité d'une énergie peu coûteuse, et à la présence d'une main d'œuvre qualifiée.

 

Le programme de réalisation des barrages hydroélectriques de Kaléta et de Sambangalou n’a pas tenu la route et a marqué le pas. Le périmètre du Projet Énergie de l'OMVG a été modifié du fait que la composante barrage hydroélectrique de Kaléta a été exécutée sous maîtrise d'ouvrage de la République de Guinée. Le Projet d'aménagement hydroélectrique de Kaléta lui est désormais associé, car le caractère régional de cet ouvrage est maintenu avec la décision de cession par la Guinée de 30% de l'énergie qui sera produite par la centrale de Kaléta.

Le barrage hydroélectrique de Kaléta

(Guinée)

 

 

                                                

 

Source : Et vint Kaléta !

Le barrage de tous les espoirs

 

Force a été de constater que l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie marquait fortement le pas. Ainsi, les Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de l’OMVG ont tenu un Sommet extraordinaire à Addis Abeba, le 29 janvier 2016. L’exécution des décisions prises lors de cette 1ère Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement des États a permis de faire avancer la mise en œuvre des projets.

 

Aussi, l’organisation de la 42ème Session extraordinaire du Conseil des Ministres à Dakar, du 30 avril au 4 mai 2016, a finalisé la restructuration de l’Organisation et a donné des orientations en vue du lancement des travaux de l’interconnexion avant la fin de l’année 2016. Cette structuration a ramené les postes de Haut Commissaire et de Secrétaire général à la tête de l’OMVG.

 

Le Projet Énergie de l'OMVG (1ère génération) consiste maintenant en l'aménagement du barrage hydroélectrique de Sambangalou, d'une puissance de 128 MW, et en la construction du réseau d'interconnexion à haute tension pour l'évacuation de l'énergie sur 1 677 km de lignes à 225 kV et en celle de  15 postes de transformation haute tension/moyenne tension.

 

Le Projet de gestion intégrée des Ressources en eau dans le bassin versant du fleuve Kayanga-Géba (PGIRE K-G) attend l’organisation d’une table ronde pour financer les investissements préparés. Les composantes d’exécution identifiées par les études sont au nombre de huit, à savoir, entre autres :

 

  1. la réalisation des travaux d’aménagement du barrage Campossa, de la piste d’accès au barrage en Guinée-Bissau et l’aménagement du périmètre irrigué en aval du barrage de 1 000 ha ;

  2. l’aménagement des vallées de Pakour,  Sinthian Bonco et Kaourané et la protection de berge sur 110 km du fleuve Kayanga-Géba au Sénégal, en Guinée-Bissau et en Guinée.

 

Le Haut Commissariat appuie les capacités techniques des États membres par l’acquisition et l’installation de matériels hydro-pluviométriques et piézométriques, la formation en nouvelles technologies des techniciens hydrologues, la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Le Haut Commissariat et les Services hydrologiques des États membres, sur la base de Protocoles, entretiennent des échanges de données.

 

Des Projets en préparation retiennent l’attention. Au nombre de ceux-ci, il y a le Projet Énergie 2ème génération dont les actions seront concentrées sur l’aménagement hydroélectrique de Digan (93,3 MW) et de Fello-Songa (80 MW) en Guinée, Saltinho (20 MW) en Guinée-Bissau et la réalisation d’une ligne de transport d’énergie de 500 km. Nous avons enfin la relance du Programme d’infrastructures routières et de développement agricole et l’instruction du PGIRE Koliba-Corubal qui est au niveau de la FAE en vue d’un démarrage des activités en 2017. Malgré ces projets, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie était en passe de rater sa mission tant elle manquait de concrets sur le terrain.

 

Les postes au sommet de l’Organisation (Haut Commissaire et Secrétaire général) ont été ramenés et d’autres postes ont été institués pour une plus grande efficacité et une meilleure visibilité et attractivité du Haut Commissariat et de l’Organisation elle-même. Les postes de Haut Commissaire et de Secrétaire général ont été confiés respectivement à El Hadj Lansana FOFANA et à El Hadj Ababacar N’DAO.

 

El Hadj Lansana FOFANA est l’ancien Directeur général du Projet d’Aménagement Hydroélectrique de Kaléta (PAHK) qui a réalisé le barrage hydroélectrique de Kaléta. Ingénieur hydrotechnicien de son état, Lansana FOFANA a évolué pendant toute sa carrière dans le secteur de l’Eau et de l’Énergie tant au niveau de la Direction nationale de l’Hydraulique en qualité de Chef de Division et d’Inspecteur régional de l’Hydraulique, qu’au niveau du Ministère de l’Hydraulique et de l’Énergie en qualité de Coordinateur de la Cellule Nationale-Guinée de l’OMVG.

 

Après ses études universitaires à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry (IPGANC) : Faculté de Génie-civil, Option Hydrotechnique, il a suivi des études approfondies dans le domaine de l’Eau et de l’Electricité :

 

1983 : études approfondies sur la conception des ouvrages hydrauliques à Traction-Electricité (Tractionnel, actuel TRACTEBEL) à Bruxelles ; 1995 : études sur les eaux souterraines au Centre International des Hautes Etudes Agronomiques de la Méditerranée (CIEHAM) à Saragosse. Après cette date, il a suivi plusieurs stages et effectué des voyages d’études au Siège de la FAO (Bureau juridique) en Italie, au Ministère français de l’Environnement et dans les Agences de Bassins en Europe et en Afrique.

 

De 1987 à 1994, El Hadj Lansana FOFANA a initié et conduit tout le processus de refonte de la législation nationale de l’Eau en Guinée grâce à l’Assistance technique et financière de la FAO et de la Banque Mondiale. Cette refonte a permis l’élaboration d’un Code de l’Eau et l’institution d’un Fonds de l’Eau adaptés aux nouveaux principes de Gestion intégrée, partagée et concertée des Ressources en Eau nationales et transfrontalières.

 

En 2003, il a activement participé, au sein de la Commission Mixte Paritaire Guinée-Sierra Léone,  aux travaux de matérialisation de la frontière entre la Guinée et la Sierra Léone tout au long du fleuve transfrontalier la Makona.

 

Lors de sa cérémonie d’installation le 6 avril 2016, le Haut Commissaire a, dans son allocution, rassuré et permis l’espoir en ces termes : « Je mesure dans toute sa plénitude, la responsabilité qui sera la mienne au sein de cette Organisation regroupant quatre pays de la sous-région ouest africaine … Je mesure cette responsabilité d’autant plus que, par expérience, je sais que quiconque veut se mettre à l’abri de l’humiliation, du discrédit et de l’abattement moral doit honorer son engagement à sa prestation de service. »

 

Plus loin, il précise : « Aujourd’hui, nous devons être capables de mieux adapter les objectifs de l’Organisation aux exigences de développement des populations de nos quatre pays. En effet, il apparaît de plus en plus clair que l’émergence de nos États passera par les organisations de mise en valeur des bassins fluviaux. Cette mise en valeur est un facteur d’intégration et de coopération efficace et efficiente permettant la mise en commun des moyens de production et de transport d’énergie électrique. Elle permet aussi l’aménagement en commun des plaines pour les activités agro-pastorales de nos populations en toute saison de l’année et la gestion commune durable de toutes les ressources naturelles des quatre pays membres de l’OMVG ». 

 

El Hadj Ababacar N’DAO, Secrétaire général de l’OMVG, est un Ingénieur Agro-Génie rural de formation spécialisé en Planification et Gestion des Ressources en Eau. Il est diplômé de la Faculté universitaire des Sciences Agronomiques de l’État de Gembloux (Royaume de Belgique) et de l’Université pour Étrangers de Pérousie en Italie. En 1986 et 1992, El Hadj Ababacar NDAO a fait des stages au CEFIGRE en France et à l’Utah State University aux États-Unis d’Amérique.

 

Le cursus d’El Hadj Ababacar NDAO en tant qu’Expert, Conseiller technique et Coordonnateur l’a permis d’avoir des compétences avérées dans les domaines de la gestion des bassins versants transfrontaliers, de la planification du développement, de la gestion de l’eau et des aménagements à buts multiples. A ces titres, il a travaillé sous la tutelle de différents Ministères comme ceux de l’Hydraulique, de l’Energie, de l’Agriculture, de l’Équipement, du Plan et de l’Économie et des Finances.

 

Pour tous les loyaux services rendus à la Républiques du Sénégal et à la République Islamique de Mauritanie, El Hadj Ababacar NDAO a été décoré : 1- « Officier dans l’Ordre National du Mérite du Sénégal » ; 2- « Chevalier dans l’Ordre du Mérite National de la République Islamique de Mauritanie ». Il est toujours membre des Conseils d’Administration de plusieurs Sociétés de gestion de l’Eau, de l’Energie et de la Navigation.

 

Il ressort des parcours des deux premiers responsables de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie que l’Organisation est dirigée par des spécialistes de l’Eau et de sa gestion. Leurs compétences dans ces domaines ne font l’ombre d’aucun doute. Il leur revient de galvaniser l’Équipe qui les entoure pour faire de l’OMVG un modèle réussi de gestion des ressources naturelles des bassins versants des cours d’eau et un processus efficace et efficient d’intégration pour l’émergence des États membres de l’Organisation.   

 

Les dirigeants du Haut Commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie invitent les responsables des autres Organisations de gestion des autres bassins fluviaux à des échanges d’idées et d’expériences. La gestion des bassins versants des fleuves de l’Afrique occidentale par l’Autorité du bassin du Niger (ABN), l’OMVS, l’OMVG, l’ABV et Mano River Union est un exemple réussi qui fait des cours d’eau un facteur de coopération et d’intégration et un cadre de consultation permanente pour la concorde et la paix durable en Afrique de l’Ouest.

 

Haut Commissariat

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